Les dirigeants de l’UE feraient bien de méditer sur la leçon fondamentale que le Premier ministre canadien, Mark Carney, a délivrée lors du Forum économique mondial de cette année.
Dans une analyse incisive de la nouvelle ère des grandes puissances prédatrices, où le plus fort est de plus en plus affirmé comme juste, Carney n’a pas seulement défini avec précision le durcissement des relations internationales comme « une rupture, pas une transition ». Il a également souligné comment les « puissances moyennes » libérales et démocratiques comme le Canada – mais aussi les pays européens – doivent construire des coalitions pour contrer la coercition et défendre autant que possible les principes d’intégrité territoriale, d’État de droit, de libre-échange, d’action climatique et de droits de l’homme. Il a exposé la stratégie de couverture que le Canada poursuit déjà, en diversifiant ses échanges commerciaux et ses chaînes d’approvisionnement et en ouvrant même son marché aux véhicules électriques chinois pour contrer les tarifs douanier...
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